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Les Abeilles de Roger Leloup

Les Abeilles de Roger Leloup

    Se sentant un peu seul, Roger Leloup a adopté 80 000 abeilles. Pourtant c’est très éprouvant pour les nerfs d’être survolé par une escadrille de 80 000 abeilles! En un rien de temps et sans beaucoup d’efforts, ces aimables petites bêtes pourraient vous transformer en un homme (ou une femme) élépant particulièrement gâtée(e) par la nature…

     Roger Leloup: “J’adore les insectes depuis que je suis petit. J’ai commencé par collectionner les fourmis… J’avais construit des fourmilières artificielles! J’ai aussi collectionné les papillons et les coléoptères. Les abeilles, c’est venu à l’époque où j’ai dessiné la première histoire de Yoko. Je m’en suis inspiré pour créer le monde des Vinéens. ce qui me fascine, c’est l’étude de la socièté de l’abeille. cela dit, j’avoue que quand j’ai ouvert pour la première fois le plafond de ma ruche que j’ai sorti les cadres et que je me suis trouvé face à 30 000 abeilles, j’ai été impressionné.”

     Roger Leloup a trois ruches. A peu près 80 000 abeilles. Selon lui, cela ne représente pas grand-chose.

“Dix mille abeilles font un kilo. Disons, si c’est moins impressionnant, que je suis propriétaire de huit kilos d’abeilles! Je ne fais pas l’élevage d’abeilles pour avoir du miel. Encore qu’elles m’en aient déjà donné vingt-huit kilos! C’est toujours bon à prendre….”

     On peut se demander ce qu’il y a de si passionnant à observer des abeilles.

     “Ca vole, c’est propre, c’est indépendant, mais ça revient toujours à la ruche. elles forment une communauté parfaire. Leur vie communautaire et leur organisation me fascinent. Il y a une âme dans une ruche, c’est ce qui m’intéresse.

 

     “C’est ma ruchette d’expérimentation. Elle est installée dans mon bureau et est reliée à l’extérieur par un petit tube qui permet la sortie des butineuses…”

     Le monde de l’abeille est un monde implacable où il n’y a pas de place pour des faibles. Quand les mâles deviennent inutiles, on ne les nourrit plus, c’est une façon élégante de les éliminer. Et si la reine devient moins féconde, on l’expulse. Il n’y a que ce qui est fonctionnel qui est accepté dans la ruche…

     Quand j’ouvre le toit de ma ruche, je me trouve propulsé au coeur d’un autre monde, au milieu d’une communauté bien structurée, parfaite. Et c’est cela qui m’enchante…”

Propos recueillis par Luce

     Dans ” Du miel pour yoko”, notre héroïne a eu affaire à des abeilles porteuses de microfilms! (Album “Aventures électroniques“).

Extrait du Spirou 2613 page 11

 

 

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